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La musique occidentale est composée de 12 demi-tons

La pratique des « triads » dans l’improvisation musicale (1)

par | 8, Fév 10 | La pratique des triades | 0 commentaires

Bonjour chez vous…

La musique occidentale est composée de 12 tons.

Assemblés dans l’ordre, ces douze tons engendrent la gamme chromatique, gamme unique dont les limites sont les limites physiques de l’instrument. Chaque ton est séparé d’un demi-ton de son voisin.

Dans une optique de travail, on peut assembler ces douze tons par cycle.

Eric Barret et Jamey Aebersold nous proposent des “grilles” regroupant les progressions les plus courantes.

Je trouve la grille d’Eric Barret particulièrement intéressante, elle est ma base de travail depuis des années. Je vous la soumettrai dans un prochain article.

Précédemment je vous disais que le terme musical « triad », d’origine anglo-saxonne, n’avait pas vraiment d’équivalent en français. D’où cette orthographe quelque peu choquante.

En revanche, en français on parle de chiffrage pour nommer les triades.

A = La

B  = Si

C = Do

D = Ré

E = Mi

F = Fa

G = Sol

Il est capital pour un improvisateur de se familiariser avec ces chiffrages. Ils constituent les accords de base en harmonie musicale. De surcroît, les notes de chaque « triad » peuvent constituer une trame mélodique, certes élémentaire mais bien présente.

La lettre C pour la main gauche d’un pianiste lui indique qu’il doit faire sonner simultanément les degrés 1, 3 et 5 de la gamme de Do majeure. C’est à dire concrètement les notes do, mi et sol.

C’est le minimum vital pour faire entendre la couleur de do majeur. Même si dans les faits le pianiste ne va pas se contenter de ces trois sons et va en ajouter d’autres pour enrichir à son gré.

Pendant ce temps avec sa main droite, en improvisant des mélodies, le pianiste empruntera des chemins qui passeront fatalement par ces trois sons pour faire correspondre harmonie et mélodie.

Jouer chaque « triad » sur une progression et une couleur choisies est une bonne approche pour apprécier le « contenu émotionnel » de chaque « triad ».

Mark Levine nous dit :

« … une triade majeure peut sonner joyeuse, forte ou triomphante. Mineure, elle peut sonner triste, pensive ou tragique. Diminuée, elle suggère souvent la tension ou l’agitation. Quant à l’augmentée, elle a une qualité flottante, brumeuse suggérant l’émergence du brouillard ou l’enchantement… ».

Il ajoute que même si ces procédés musicaux sont devenus des classiques incontournables, ils fonctionnent toujours avec la même efficacité quels que soient les styles de musique (musique de télé, musique de théâtre, musique de film, musique live ou enregistrée …).

Nous sommes ainsi au cœur du rôle de l’artiste dans sa globalité :
Transmettre des émotions, faire rire, faire pleurer, faire s’agiter, faire hurler, faire réagir l’auditoire pour créer une fougueuse et irrésistible interaction.

Dans ce premier exemple, j’ai utilisé uniquement des « triads » mineures en suivant le fameux cycle des quintes, dont je vous reparlerai au cours des articles suivants.

Le but étant de rendre musical ce matériau restreint, il est assez facile et amusant d’anticiper mentalement les mélodies que l’on invente pour arriver peu à peu à les jouer en temps réel, au moment où on les pense.

C’est le même parallèle que l’on peut établir entre la voix parlée et la voix pensée.

Enjoy & Practice !

Lire la suite de cet article.

J’ai intitulé ce titre Crying for Haïti.
Le choix d’un cycle d’accords mineurs évoque un côté triste, presque nostalgique.

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